Présentation


Issue d'une petite aglomération gallo-romaine établie près d'une route reliant LYON à GENEVE par AMBRONAY et PONCIN, la commune s'étend aux confins de la plaine de l'AIN et des premiers contreforts du Bugey.

D'après Monsieur Paul CATTIN, ancien directeur des archives Départementales, les graphies anciennes ne laissent aucun doute sur son origine, qui n'est autre que le "VICUS" latin, c'est à dire le Bourg. On devrait donc écrire SAINT-JEAN-LE-VIEU (sans X), comme VIEU-EN-VALROMEY ou VIEU-D'IZENAVE. D'ailleurs, la commune était dénommée "VICUS SUBTUS VAREY" au Moyen-Age et VIEU D'OISELON pendant la révolution.

Vivant essentiellement du commerce et de la culture des céréales, la commune a connu un essor important au milieu du XIXème siècle avec l'arrivée du tramway (disparu depuis) sur une gare idéalement placée, à l'intersection des lignes AMBERIEU - CERDON et SAINT-JEAN - PONT D'AIN en direction de la Dombes et VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE. On comptait alors une quarantaine d'échoppes et de boutiques, cinq foires annuelles et un marché hebdomadaire.

De nos jours, si l'activité repose toujours sur une agriculture performante et le maintien d'un tissu de commerces de proximité et d'artisans, le développement de la commune s'est orienté vers l'industrie, avec des PME dynamiques comme les Sociétés ROSET (meubles, 260 salariés sur le site de Saint-Jean-le-Vieux) et PERRAUD Associés (construction et charpentes métalliques).

Forte d'un patrimoine important (église du début du XVIème siècle, chapelle d'HAUTERIVE, anciens moulins et fours banaux), la commune abrite en particulier le château de Varey, l'un des plus remarquables du Bugey, qui conserve encore des vestiges importants de l'époque médiévale (enceinte, une grande partie des fossés et du donjon), même s'il a été reconstruit en 1868 après sa destruction sous la Révolution.